
Jusqu’à présent, les médecins se sont reposés sur cette norme établie au début du 20ᵉ siècle ; l’indice de masse corporelle (IMC), dont voici le calcul :
Tableau d’interprétation du calcul d’IMC
- Moins de 16,5 – Dénutrition
- 16,5 à 18,5 – Maigreur
- 18,5 à 25 – Corpulence moyenne
- 25 à 30 – Surpoids
- 30 à 35 – Obésité modérée
- Plus de 40 – Obésité morbide ou massive
L’IMC se calcule simplement en divisant le poids (en kg) par le carré de la taille (en m).
La formule est : IMC = Poids / (Taille x Taille)
Voici un calculateur qui vous donne votre indice de masse corporelle (IMC) pour évaluer si votre poids se situe dans une fourchette saine par rapport à votre taille.
Selon ce calcul, l’obésité touche près de 17 % des adultes Français et dans certains pays du continent américain, c’est près de la moitié de la population qui est touchée.
En quoi le calcul de l’IMC n’est pas adapté à tous ?
L’avantage de la définition de l’IMC est qu’elle est simple et que ça permet d’avoir des données épidémiologiques. Pourtant, ce calcul ne tient pas compte de nombreux paramètres ; il n’inclut pas la liste de critères diagnostiques qui permet une distinction entre l’obésité préclinique sans dysfonction d’organes et l’obésité clinique avec atteinte, base de stratégies thérapeutiques personnalisées.
Il y a plusieurs morphologies humaines, certaines personnes sont naturellement plus musclées, et peuvent figurer à tort dans la catégorie surpoids. Les normes devraient tenir compte de l’ethnie, en fonction de l’âge et en fonction de la musculature.
En Asie, les personnes ont une morphologie différente et vont se retrouver avec des excès de masse grasse à partir de masse corporelle 27/28.
Certaines personnes qui affichent un IMC supérieur à la moyenne, sont néanmoins en très bonne santé. Un athlète aura par exemple un IMC aussi élevé qu’une personne en fort surpoids, tandis qu’une personne d’apparence mince pourra abriter un excès de graisse viscérale hautement toxique pour ses organes.
Prenons pour exemple les lutteurs de sumo qui mangent jusqu’à 20 000 calories par jour et pèsent parfois près de 280 kg, soit deux à trois fois plus qu’un adulte moyen.
Les scanners révèlent que les lutteurs de sumo n’ont pas beaucoup de graisse viscérale, au contraire, ils stockent la plupart de leurs graisses juste sous la peau. Ils ont des niveaux normaux de triglycérides, un type de graisse dans le sang et des niveaux étonnamment bas de cholestérol, ce qui réduit le risque de maladies cardiaques.
Comment reconnaitre un surpoids dangereux pour la santé ?
Le problème de l’obésité n’est pas un problème de poids, mais un problème de masse adipeuse alors que l’IMC n’est qu’un reflet limité de cette masse adipeuse.
Pour définir l’obésité, il faudrait prendre en compte les facteurs suivants :
Y a-t-il de la graisse dans la cavité abdominale ? La graisse viscérale dite « profonde » est la graisse située au niveau de la taille dans les profondeurs de l’abdomen qui entoure et interpénètre certains organes, notamment le cœur et le foie. Elle résulte d’une alimentation mal adaptée et d’une forte sédentarité. Elle représente un risque accru pour la santé cardiovasculaire et métabolique, même chez des personnes ayant un poids normal, et doit être immédiatement prise en charge.
Les paramètres, pour être mesurés, doivent faire l’objet d’un examen clinique complet qui prend en compte d’autres facteurs aggravants comme le tabagisme ou la sédentarité.
Il s’agit de regarder la personne dans sa globalité.
De nouvelles recherches sur la définition de l’obésité
Une commission internationale d’experts propose au-delà de l’indice de masse corporelle (IMC) une nouvelle définition de l’obésité, fondée sur les signes cliniques et distinguant l’obésité clinique de l’obésité préclinique, afin de mieux orienter les décisions thérapeutiques et les politiques de santé publique et de réduire la stigmatisation dont les personnes atteintes font l’objet.
Martine Laville est professeur émérite de nutrition à l’Université de Lyon I, elle est co-auteure de cette publication avec 57 autres chercheurs qui est publiée dans le Lancet diabète & endocrinologie.
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Je suis formée en naturopathie et en nutrition. Voici le lien vers mon site, mon cabinet se trouve à Toulouse.